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Le chef de la brigade des stups fribourgeoise a été mis sous les verrous

Info 13

La police fribourgeoise est sous le choc : le chef de la brigade des stups est sous les verrous depuis vendredi. Il est inculpé d’entrave à l’action pénale, corruption passive et d’infraction à la loi sur les stupéfiants ! Le Ministère public de la Confédération collabore à l’enquête ce qui laisse penser que l’affaire dépasse le cadre du canton. Mais peu d’info a filtré.

POLICE
Le Chef de la brigade des stups a été mis sous les verrous vendredi. Le patron de la brigade des stups, âgé de 51 ans, a été placé en détention préventive. Il est inculpé d’entrave à l’action pénale, corruption passive et infraction à la loi sur les stupéfiants. La police de Sûreté fribourgeoise a de quoi être sous le choc. Le chef de la brigade des stupéfiants a en effet été arrêté vendredi et mis sous les verrous. Il est inculpé d’entrave à l’action pénale, de corruption passive et d’infraction à la loi sur les stupéfiants ! Deux juges d’instruction du ressort, Patrick Lamon et Jacques Rayroud, en collaboration avec le commandement de la police cantonale, Pierre Nidegger, ainsi que le ministère public de la Confédération, ont décidé d’ouvrir l’enquête contre le fonctionnaire. Selon les juges d’instruction, la mise en détention préventive était nécessaire pour éviter les risques de collusion. Concernant l’infraction à la loi fédérale sur les stupéfiants, les juges en charge du dossier excluent tout trafic de drogue. Le délit reproché dans ce domaine précis concerne la détention et la consommation de stupéfiants. Quant à l’ "entrave à l’action pénale", le policier a pu influencer des enquêtes en cours ou les avoir mises sous le boisseau. Enfin, pour ce qui touche à la corruption passive, le policier a pu profiter de son statuts pour obtenir des avantages. Mais les juges refusent toute autre précision sur ces deux derniers chefs d’inculpation. Claude Grandjean, patron du Département de justice et police, veut que les juges fassent rapidement la lumière sur cette affaire pour ne pas alimenter la rumeur. Il précise que c’est à l’occasion d’une enquête dans le domaine des stupéfiants que les juges ont constaté que le dossier n’avançait pas comme ils le désiraient. Ils ont alors ouvert la procédure en cours contre le chef de brigade. Autre explication apportée par Claude Grandjean : s’il y a enquête pénale en collaboration avec le Ministère public, c’est que l’affaire peut dépasser les frontières du canton, voire de la Confédération.

DU BON ET DU MOINS BON
Côté curriculum du chef de brigade âgé aujourd’hui de 51 ans, il y a du bon et du moins bon. En 1985, le policier avait mené l’opération des Paccots. Qui avait abouti au démantèlement d’un réseau international de trafic de drogue tissé par les chimistes français François Scapula, Philippe Wiesgrill et Charles Altieri assistés de deux comparses fribourgeois. Voilà pour le bon. Et le moins bon ? Selon nos sources, le chef de brigade des stups aurait déjà fait l’objet d’une enquête pénale pour avoir menacé, en 1991, une péripateticienne avec son arme. La plainte ayant été retirée, l’enquête a finalement été classée par le juge. Le chef de brigade aurait tout de même reçu un blâme pour non-respect des prescriptions de service. Le responsable du service de presse de la police Charles Marchon confirme le blâme infligé au chef de brigade. Tout en précisant que ces faits n’ont rien à voir avec la présente affaire.

LA LIBERTE MARDI 24 MARS 1998

23 mars 1998, concerne : chef brig stup pol cant FR GROSSRIEDER

Messieurs,
L’arrestation de la personne mentionnée en marge ne devrait pas suffire pour nettoyer un peu la police cantonale de Fribourg et ceux qui la commandent : le juge d’instruction Carlo Bulletti, le policier qui m’a volé 1000.- francs, l’ancien capitaine de police qui, à la tête de la CMA viole constamment la LCR, appuyé en cela par les policiers fribourgeois , les inspecteurs-voyoux qui sont venus voler et vandaliser à Cannabioland, etc, ceux-ci aussi méritent la prison. Egalement les juges de la Chambre de prévarication, qui couvrent tout cela. Et vous, Monsieur le Commandant, n’êtes-vous pas non plus un malfaiteur méritant la prison, pour avoir permis ce qui précède ? Les GROSSRIEDER et autres délinquants portant uniforme de la police cantonale fribourgeoise se permettent leurs écarts, car ils savent que le commandant est également un voyou sans loi ni morale. J’emploie mon temps pour démontrer cela.

Vous souhaitant bonne réception de la présente, je vous assure, Messieurs, de mes parfaits sentiments.

Jean-Pierre Egger

Article modifié le mardi 16 décembre 2003 11:45, Date de parution mardi 26 août 2003 14:07

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